La figure du traître

Dimanche dernier, nous étions le 27 septembre, j’ai regardé, sur une chaîne publique, en VF, un film américain moyen qui raconte en substance une histoire de Président des Etats-Unis sous la menace d’un attentat terroriste. Un film assez ennuyeux, qui nous rappelle que cette nation amie vit des moments de paranoïa chronique. Mais, il y a Kim Basinger dans le rôle d’une First Lady désespérée et Michael Douglas dans celui de l’agent secret après lequel tout ses collègues courent alors qu’il est innocent.

Dans les services rapprochés du Président (dont le nom de code pour ces agents en costume noir impec est « Classic »), il y a un traître… Il  collabore avec d’odieux maffiosi de l’est européen (des méchants sanguinaires à accent). Tout accuse P Garrisson (M. Douglas) alors que sa seule faute a été de vivre une love affair avec la First Lady, c’est tout. Finalement, le traître sera démasqué, Douglas-Garrisson blanchi, mais… viré. Le traître était l’agent responsables des déplacements du Président, Un certain William Montrose (Hal Hartley). Ancienne taupe du KGB, il continue de servir ses anciens contacts dont on ne voit pas bien pour quelle raison ils veulent attenter à la vie de ce Président… Il (le traître) meurt héroïquement en demandant à Douglas-Garrisson de protéger ses enfants.

Voilà pour le pitch de ce -presque- navet, ou daube comme disent les plus jeunes, pour passer d’une métaphore horticole à une métaphore culinaire empruntée à la langue espagnole. On peut aller consulter l’entrée  daube du Dictionnaire etymologique et historique du Centre National des Ressources Textuelles et Lexicales,

http://www.cnrtl.fr/etymologie/daube .

Est-ce un moment d’ennui qui m’a saisi? Au bout de 30 minutes j’en étais à chercher les signes qui nous donneraient la clé de l’histoire ou le nom du traître. Il fallait laisser de côté la ridicule histoire de l’ami de Garrisson-Douglas, rôle tenu par Kieffer Sutherland, qui voue une haine tenace au premier parce qu’il croit qu’il a couché avec sa femme (mais non! Il n’a couché qu’avec la femme du Président…enfin, quoi…) et celle de la jeune femme agent dont on se demande ce qu’elle vient faire dans cette histoire (Eva Longoria). Certes, le dit Montrose renifle trop souvent -est-il sous l’emprise d’une drogue pituitante?- mais la clé, on le comprend aux deux tiers du film, c’est son patronyme, il s’appelle Montrose… traduction fantaisiste et cryptée de Rosenberg.

On l’avait là sous les yeux, on avait son nom et on n’avait pas compris que sous un nom patronymique aux Etats-Unis, il y a toujours un mystère! Un bon traducteur aurait compris tout de suite. Nous savons que les enfants des Rosenberg ont été sauvés après l’exécution de leurs parents, mais que, pour leur protection, ils ont changé de nom.

Je me méfierai donc de tous les noms que nous distille Hollywood ou le cinéma en général. Souvenons-nous aussi de Money Penny, la secrétaire de M, secrètement amoureuse de James Bond et du nom de toutes les James Bond Girls. Mais je laisse cette dernière question aux spécialistes, parmi lesquels mon ami Vincent Chenille qui en sait plus sur la série écrite et filmé des James Bond qu’aucun humain cinéphile au monde.

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