Madrid, sujet de l’Agrégation 2014

Puisque nous parlions de Madrid dans notre précédent billet, une information déjà vieille de deux mois: la question de civilisation espagnole du programme de l’Agrégation d’espagnol 2014  sera… Madrid, du franquisme à la fin du XXe siècle : enjeux urbanistiques, socio-culturels et politiques d’une ville en mutation. Visions cinématographiques des années 1950 aux années 2000.

Avec une mise en garde à la clé: « La question invite les candidats à parcourir l’histoire de la capitale depuis 1939 jusqu’à la fin du XXe pour la saisir comme creuset d’espoirs, de conflits et d’enjeux sociaux et politiques mais aussi comme lieu symbolique, chargé d’histoire, rêvé voire fantasmé. Si on ne peut exiger des candidats à l’agrégation d’Espagnol la maîtrise de concepts et d’instruments d’analyse propres à la géographie urbaine, à l’anthropologie sociale ou à l’histoire de l’urbanisme, ceux-ci ne peuvent ignorer, parmi d’autres données, l’évolution architecturale et les défis culturels assumés à partir des années 1980. »

Le sujet, qui mêle un certain nombre de directions de travail autant économiques, urbanistiques, sociales que culturelles propose un corpus filmique assez riche  mais dans lequel ne figurent pas certaines oeuvres considérées comme non critiques, cette partie de la filmograhie officielle des années cinquante, et, personnellement, je regrette que « El pisito » de Marco Ferreri (1959) et « Las chicas de la Cruz Roja »de Rafael Salvia (1958) n’y figurent pas.

 

En voici la liste:

Surcos (1951), Nieves Conde • Los golfos (1959), Carlos Saura • ¿Qué he hecho yo para merecer esto? (1984), Pedro Almodóvar • Madrid (1987), Basilio Martín Patino • El día de la bestia (1995), Álex de la Iglesia • Barrio (1998), Fernando León de Aranoa.

En tout cas, saluons l’effort demandé aux candidats de construire une réflexion qui sorte des sentiers balisés de l’histoire politique et de l’histoire culturelle. Pourtant la géographie de l’espace vécu, l’anthropologie sociale et la sociologie urbaine nous en apprennent souvent beaucoup sur les références au réel de la fiction naturaliste, qu’elle soit romanesque ou cinématographique.

 

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