De l’universel et du particulier

Pour compléter nos remarques sur le dossier de Regards dont nous parlions dans le billet précédent, une citation du jour tirée de l’essai de Jean-Claude Michéa, Le complexe d’Orphée, La gauche, les gens ordinaires et la religion du progrès (Champs Flammarion, 2011):

« Si une communauté humaine donnée décidait de s’enfermer dans les limites de ses seules traditions (…), le risque existerait, à l’évidence, de sombrer dans une logique purement clanique, nationaliste, voire mafieuse (…). C’est pourquoi, le travail de la raison –entendu comme cette faculté d’ouverture qui permet de s’élever à l’universel en « dépassant » (au sens hégélien) son point de vue particulier- demeure un moment incontournable  de l’édification  d’un monde commun.  Pour autant ce travail émancipateur de la raison (qui s’appuie toujours sur un effort de traduction et de transposition) ne pourra conduire à des valeurs  véritablement universelles que s’il s’enracine d’abord  dans la sensibilité et les vertus concrètes d’une collectivité particulière. »

JC MichéaSur la nécessité vitale des sociétés humaines d’élaborer des systèmes (ou protocoles) de transposition et de traduction pour se hisser vers l’universel, voir Umberto Eco et son concept de « négociation » dans   Dire quasi la stessa cosa. Esperienze di traduzione, Milano, Bompiani, coll. Il campo semiotico, 2003.

 

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