Fin de partie?

La partie n’est pas facile pour le Psoe. Le PP et Ciudadanos ont singé un accord e législature en 150 points. Oui, 150 « engagements » aussi divers que variés. C’est la grande tendance de cette année 2016, année électorale, que de proposer des programmes détaillés et ordonnés par chapitres et points, comme un texte de loi.

Les comptes ont donc été faits, cette alliance PP-Ciudadanos, qui est  symétrique (ou presque) de l’alliance Psoe-Ciudadanos du mois de janvier dernier s’ assure 170 voix à l’occasion du vote pour l’investiture,vote de confiance qui devrait intervenir  au cours des prochaines 48 heures. Il manquera 6 voix pour que la majorité soit acquise. Le Psoe espère encore que l’un des partis nationalistes périphériques s’agrégera à cette alliance de droite, mais rien n’est sûr. Les contextes locaux du PNV, mis en danger sur sa gauche et du PDC (la nouvelle appellation de l’ancien parti de Pujol, CiU) en situation de grande faiblesse dans la province de Barcelone ne le leur permettent plus. S’abstenir  finirait de leur enlever tout crédit.

Il reste donc la solution qui est prônée par les médias, la droite et une bonne partie des militants socialistes, celle que Felipe González appelait de tous ses vœux dès le mois de janvier: l’abstention socialiste. Elle permettrait à l’Espagne d’avoir un gouvernement, certes minoritaire, mais  surtout elle éloignerait la perspective d’une troisième votation. Le discours officiel du secrétariat général du Psoe consiste à réaffirmer sa volonté de voter contre l’investiture… au premier tour et, dans un soupir à peine audible, d’espérer que d’autres se chargeraient du sale boulot au second,  tour pour lequel seule la majorité relative est nécessaire. Les calculs ont été faits pour ce second tour: 11 abstentions suffiraient. Les blocs nationalistes ont annoncé qu’ils voteraient non, il se pourrait donc que, pour ne pas porter la responsabilité de la convocation de troisièmes élections, onze députés socialistes s’abstiennent.

Et Podemos fait savoir que l’option d’une alliance de gauche avec les socialistes reste toujours possible si ces derniers sont décidés à ne pas permettre que le PP et Ciudadanos puissent obtenir la confiance du parlement. Bluff ou besoin d’exister dans les médias?

Vaya chisme…

Une pensée pour le Calife de Cordoue, Julio Anguita qui, à 74 ans,  annonce sa retraite médiatique et nous dit, avec sagesse: « Cuando llegan los momentos decisivos mucha gente se asusta. » et ajoute, pour conclure: « Los que me sientan muy mal son los cínicos. Y hoy esos en España son legión. » Suivez son regard…

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Tomas Serrano
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